| Sonia est originaire d’Algérie. Elle est arrivée en France en 2009 dans le cadre d’un mariage. Son mari, d’origine algérienne, est né à Sedan et possède la nationalité française depuis 2005. Elle a obtenu la nationalité française en 2015. |
À son arrivée en France, elle s’est installée dans le Nord–Pas-de-Calais, où elle a vécu pendant un an (2009-2010) avec sa belle-famille. Elle y a été bien accueillie. Par la suite, son mari a souhaité revenir vivre dans les Ardennes afin d’y construire leur projet de vie. Sonia a alors dû découvrir un nouvel environnement et s’adapter à une nouvelle région.
En Algérie, elle avait étudié la biologie et travaillait comme professeure. Elle regrette de ne pas avoir poursuivi ses études universitaires en France. Elle explique que, dans la mentalité algérienne traditionnelle, la femme peut travailler, mais la priorité reste souvent la maison et les enfants. Le fait de ne pas avoir sa famille en France a aussi été un frein dans son parcours.
En France, elle a travaillé comme assistante d’éducation (AED) à Sedan. Cette expérience lui a permis de découvrir le système scolaire français, de rencontrer des enseignants et de mieux s’intégrer. Par la suite, elle est devenue AESH (Accompagnante d’Élèves en Situation de Handicap), un métier plus proche de sa formation dans l’enseignement. Elle accompagne les élèves en classe et dit aujourd’hui aimer son métier et se sentir utile.
À Sedan, elle s’est bien intégrée et a rencontré beaucoup de personnes de différentes nationalités. Elle a notamment rejoint l’Association Nour, grâce à la rencontre avec sa présidente. Cette association lui a permis de créer des liens avec d’autres femmes issues de l’immigration, de partager des traditions et de recréer un esprit de solidarité.
Sa famille proche vit toujours en Algérie, et elle y retourne pendant les vacances d’été lorsque cela est possible. Elle explique qu’en Algérie, la vie familiale est très soudée, avec des liens très forts entre cousins et membres de la famille élargie. Ce modèle familial lui tient à cœur et elle a cherché à retrouver cette proximité en France, notamment grâce à la vie associative.
Aujourd’hui, elle affirme se sentir bien à Sedan, où elle s’est intégrée, a construit des amitiés et a trouvé un équilibre entre sa culture d’origine et sa vie en France.

